La relation bienveillante

Publié le 6 avril 2019.

Ce texte est un résumé d'une intervention de Delphine de Préville à l'IPC en hiver 2018.

 

Qu’est-ce que la relation à l’autre ?

 

Une relation implique un sujet et un objet : un sujet qui observe et un objet perçu comme autre. La relation est constituée d’une somme d’interactions entre le sujet et l’objet.

 

Cette relation présente trois types de force : attraction, répulsion ou ignorance. Plus la relation est investie par le fait que l’objet est perçu comme autre, plus il y a de dualité, plus la force de la polarisation est grande. Plus il y a de névrose, de saisies, de phénomènes projectifs et introprojectifs avec leurs lots d’émotions.

 

 

La relation à travers les six sens

 

Dans une approche contemplative, nous admettons six sens : les cinq sens externes que nous connaissons habituellement (vue, ouïe, toucher, goût, odorat) et un sixième sens qui est le sens mental dont les objets sont les pensées et les émotions. Dans une relation très polarisée, le sens mental est surdéveloppé, appréhendant le monde à travers les concepts mentaux et s’éloignant de la réalité de l’expérience première sensorielle. Il y a ici beaucoup d’illusions, de croyance qui rendent l’observateur inadapté. Il y a aussi beaucoup de souffrance, beaucoup de résistance, de tentative de contrôle. La maladie, c’est la résistance.

 

Dans la pratique de la méditation, le premier entraînement vise à réinvestir les sensations corporelles pour résoudre l’état dissociatif (le fait de se sentir coupé de son corps, perché dans le mental) et l’état de déréalisation (le fait de sentir coupé du monde dans une sensation d’étrangeté). On réinvestit les sensations, se

dégageant des concepts mentaux, pour revenir à la relation première, toute simple, non connoté. C’est ce que nous appelons une relation saine, qui n’est pas trop marquée par les trois forces (attraction, répulsion, ignorance). C’est ce que l’on nomme la « nue sensation). L’observateur de la sensation est ouvert, léger, bienveillant et spacieux, dans le sens où il laisse toute la place à l’objet de sensation pour le laisser exister tel qu’il est. Il accueille le monde tel qu’il est, l’expérience telle qu’elle est. Il y a moins de résistance, plus d’accueil.

 

Dans un second entraînement, l’observation se dissout pour laisser encore plus de place à l’expérience telle qu’elle. On arrive à un état d’union, d’unité dans la dualité. Tout est perçu, dans un état de communion complet. L’observateur devient la situation. Il fusionne avec la situation. Cela le rend extrêmement agile, adapté et bienveillant en toutes circonstances. Il devient l’expression de l’harmonie en action. C’est l’état de Pleine Présence Ouverte et Empathique.

Relation à soi

Etre en amitié avec soi, avec son corps, ses émotions et ses pensées.

L'entraînement à la compassion doit toujours commencé par soi-même.

Relation aux autres

S'ouvrir aux autres avec bienveillance.

Relation et communication

Pour des relations et une communication non-violentes.

Trouver sa place dans la société

Trouver son chemin, se positionner, s'affirmer, s'adapter, se réaliser et rester en paix.


Delphine de Préville

 

Pour aller plus loin :

* Les vertus thérapeutiques de la présence inconditionnelle

 

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