Les six mondes

Article publié le 6 avril 2019.

Rédigé par Delphine de Préville.

 

 

Les six mondes représentent six grands types de projections sur le monde, six façons d’investir nos relations et de nous projeter en lui, six voiles qui entravent notre santé. Ils représentent également six états névrotiques, six états d’esprit, des états passagers qui voilent la sagesse qui réside au fond de nous.

 

 

Ces mondes sont conditionnés, emprunts d’illusion et de souffrance, ils sont marqués par des croyances, les marques du passé et de notre éducation.


1er : le monde des enfers

 

Il se manisfeste chaque fois qu’on dit « non », qu’on refuse, qu’on se bat, qu’on lutte et qu’on se ferme. Il y a les enfers froids et les enfers chauds, différents états émotionnels qu’on peut sentir comme gelés ou bouillonnants. Ici, on se sent agressé par tous les phénomènes. La souffrance psychique est formée par la colère, le refus, la fermeture intense, comme une claustrophobie.

 

Sortir de ce monde est possible en se désidentifiant de cet état, un état qui n’est pas nous et qui nous traverse : se relâcher désidentifié, se connecter à la situation de manière douce et bienveillante, s’unifier au service de l’espace et de la clarté.

 

 

 

2ème : le monde des esprits avides

 

C’est comme avoir un gros ventre et une petite bouche, on est pris dans une grande frustration et une sensation de vide et de manque. On a toujours envie de plus.

 

Sortir de ce monde se fait en trouvant un état de complétude où rien ne manque, dans l’alternance de l’appréhension et du relâchement : je prends et j’offre, je veux et je partage, je dis « oui » à tout.

 

 

 

3ème : le monde de l’ignorance

 

On parle aussi de bêtise. Cela se passe lorsque nous avançons dans la vie sans nous poser de question, sans compréhension, en se délestant des responsabilités naturelles qui nous incombent. On suit le mouvement de manière passive, sans discernement, comme des animaux domestiques.

 

La thérapie passe par des exercices où il y a une alternance entre l’immobilité et le mouvement. On passe d’un état d’esprit embrumé à un état d’esprit ouvert, spacieux et souple.

 

 

 

4ème le monde des humains

 

On s’attache à se qu’on est et à ceux qu’on aime. Il y a une variation entre la souffrance et le plaisir. La souffrance est aussi un vecteur de motivation à réaliser la pleine présence, le bonheur inaltérable. On est ici confronté au désir-attachement.

 

La thérapie passe par la réalisation de la complétude : en relâchant le désir, en développant la compassion dans nos relations et laissant se dissoudre l’observateur.

 

 

 

5ème : le monde des demi-dieux

 

Un demi-dieu n’est pas dieu. Cela revêt un état d’esprit hargneux, compétiteur, qui veut être le premier, toujours en lutte. Les éternels seconds qui aspirent à être premier et sont prêt à tout.

 

Ici on peut s’activer à réaliser la pleine présence mais uniquement pour soi-même. Les buts restent très personnels, égocentrés.

 

 

 

6ème : le monde des dieux

 

On est au sommet, tout va bien, tout semble avoir été réalisé et l’égo s’enorgueillit de cela. La joie et le bonheur sont ici conditionnés et tôt ou tard la chute arrivera avec son lot de déceptions et de drames.

 

 

Pour aller plus loin :

 

Chogyäm Trungpa Rinpoché, Le mythe de la liberté.

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Photos : CC Wilfrid Bentabou, Pixabay.