Mieux vivre ses émotions

ou comment traiter la névrose par une thérapie contemplative

Cette démarche demande courage et motivation.

 

Venir consulter un psychologue ou un psychothérapeute fait généralement parti d'un long processus de réflexion ponctué par des tentatives de changements ou de résolution de problèmes. C'est après avoir constater que la solution du problème nous résiste que nous acceptons de nous tourner vers un professionnel.


Qu'est ce que la névrose ?

La définition de la névrose qu’il nous est proposé de prendre en point de départ est :

‘’un état de conflit intérieur’’.

Reconnaître sa névrose

 

Il y a un conflit entre moi et moi-même, un désaccord entre mes perceptions et mon mental, entre mes désirs et mes valeurs. Cela se manifeste par un état intérieur d’auto-jugement, de peur, voire d’angoisse.

 

Ici, quand on parle de « névrose », on fait simplement référence à cette façon de compenser de manière inadaptée face à sa souffrance personnelle. Cela concerne la majeure partie de la population. La psychiatrie se charge ensuite de distinguer la personne normalement névrosée, de la névrose maladive et de la psychose.

 

Dans la psychologie bouddhiste, la névrose fondamentale est liée à l’ego, au MOI, à l'existence d'un MOI figé, solidifié. L’ego est la source de notre souffrance fondamentale. En nous définissant sous des traits de caractère et tout un lot d'attributs, nous nous enfermons, nous nous limitons. Le bouddhisme nous propose de reconnaître cela à travers l'expérience, d’accepter de voir cela en nous avant d’emprunter les voies de résolution et de s’éveiller à notre pleine et profonde santé, plus vaste qu'il n'y paraît.

 

Accepter sa névrose

 

On ne peut lâcher que ce qu’on a bien saisi : saisir au sens d'observer, reconnaître, expérimenter, comprendre. Accueillir et vivre profondément la souffrance pour mieux relâcher, s'abandonner.

Nous sommes invités à nous observer, à prendre du recul pour voir notre ressenti, nos réactions, nos interactions et leurs conséquences sur autrui comme sur nous-même. Voir, ressentir pour mieux comprendre, pour mieux cerner les causes et les conséquences de l’ego limitant.

 

Percevoir le chemin thérapeutique

 

C’est à partir de ces observations et expériences répétées que nous allons distinguer des boucles cognitivo-comportementales : un enchainement de pensées et de réactions qui s’auto-alimentent pour le meilleur et le plus souvent pour le pire. Ces enchaînements ont été utiles dans notre enfance. Ils ont pu fonctionner un moment. Puis ils sont devenus obsolètes, inadaptés aux situations actuelles parce que nous avons grandi et que notre environnement a changé. Cependant, les habitudes étant ce qu’elles sont, nous continuons à appliquer sans trop nous en rendre compte toujours les mêmes réponses à un même stimulus. La force de l’habitude et les réflexes prennent le pas sur notre profonde capacité d’adaptation.

Couper court à ces réflexes, prendre du recul, c’est laisser la présence s'ouvrir et se développer. C’est rendre possible un changement. C’est dérailler du chemin déjà tracé pour s’engager dans une nouvelle voie.

 

Amorcer le changement

 

Nous avons reconnu notre souffrance. Nous avons pris le temps de la regarder en face. Nous percevons un lien entre cette souffrance et ce qui fonde notre identité. Nous savons maintenant qu’il existe des moyens et un chemin pour penser, agir, vivre autrement. Il nous reste à avancer sur ce chemin.



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