Mesures à prendre face aux événements violents médiatisés

Comment devons nous réagir face aux évènements violents comme un attentat ?

Lorsque nous sommes déjà fragilisés par le deuil, la dépression ou l'anxiété,

nous devenons d'autant plus vulnérable face aux mouvements de violences et de peur de la société.

Des mesures sont à prendre.

1. Se tenir informé des événements sans tomber dans l'excès d'informations et d'images violentes et anxiogènes. Éviter de rester trop longtemps à écouter la radio ou la télévision. Le cerveau ne fait pas la différence entre l'imaginaire et le réel. Autrement dit, ce que nous voyons, entendons, nous le vivons, nous le ressentons.

 

2. Se mettre en sécurité sans rester enfermé chez soi. La prudence n'est pas de suivre nos pensées anxieuses. Ainsi on pourra éviter les bains de foule sans s'éviter de vivre. Se rappeler aussi que peur de mourir peut revenir à avoir peur de vivre !

 

3. Face à la pensée anxieuse et l'angoisse, revenir aux exercices respiratoires de détente, à la méditation. Utiliser les émotions et les pensées comme rappel à la pratique.


Vous pouvez accéder aux enregistrements en cliquant ici.


Comment en parler à nos enfants ?

Il est important que les enfants et les adolescents soient inclus dans nos conversations sur ce sujet de façon à ce qu'ils puissent réagir, exprimer leurs émotions, donner leur opinion et apprendre à réguler leur peur, leur colère et finalement leur propre agressivité.


C'est aussi un moyen d'être plus sûr qu'ils n'ont pas été touchés plus ou moins directement par cet événement (un camarade victime) ou un autre analogue (une agression).

 

Pour les jeunes enfants, en dessous de 5 ans, le mieux est d'éviter les images et les propos chocs et de leur expliquer la tristesse de l’événement. On expliquera dans les grandes lignes ce qu'il s'est passé. Dans tous les cas, on fera en sorte d'avoir un discours rassurant.

 

Pour les 6-10 ans, on pourra aller un peu plus dans les détails en répondant à leurs questions en évitant de les devancer. On explique brièvement puis on l'invite à poser des questions.

Certains enfants plus réceptifs et sensibles peuvent présenter une anxiété passagère, une peur de sortir, d'aller à l'école, d'aller dans la foule, des cauchemars ou bien des terreurs nocturnes. Il faudra les faire consulter un psy si ce ou ces symptômes persistent.

 

Les adolescents sont eux souvent sur-informés via les réseaux sociaux et la télévision. Parler avec eux, débattre, leur permettront d'avoir une compréhension plus claire tout en déposant leurs émotions. Il s'agit ainsi de les informer des lois du pays, de la spirale de la violence.

Ils doivent savoir quel comportement adopter dans le cas où un de leurs camarades tiendrait des propos violents.  Comment réagir : écouter sans trop commenter. A qui en parler : un parent, un professeur, mais ne jamais se retrouver à faire justice soi-même et à céder soi-même au rejet et à la violence.

Ces événements de violence peuvent être un rappel aux valeurs de fraternité, de laïcité, de solidarité et de liberté d'expression : des valeurs à définir avec eux, à commenter et à faire reconnaître comme terreau du bien-vivre ensemble.


Vous pouvez commenter avec eux les événements à l'aide du document d'Astrapi en cliquant ici.


Qu'est-ce que le stress post-traumatique ?

Face à une situation menaçante ou catastrophique (braquage, catastrophe naturelle, accident grave, agression, etc.),

on observe trois réactions primaires liées au stress :

 


1. L’attaque : attitude visant à combattre la situation.

 

2. La fuite : attitude visant à sortir de la situation.

 

3. La prostration : attitude visant à rester dans la situation sans bouger pour passer inaperçu.


Ces réactions apparaissent aussi bien quand on est victime de la situation ou témoin.


Ces attitudes peuvent être cohérentes lorsqu'elles visent à se sauver et/ou sauver l’autre.

 

Elles deviennent débordantes lorsque, sous l’emprise de la terreur, elles ne prennent plus en compte le degré du danger réel et font perdre la lucidité. Les réactions deviennent alors inappropriées : on persiste à sauver les autres sans savoir comment. On fuit sans réfléchir au chemin à prendre (on tourne en rond). On reste dans la situation dangereuse sans réaction.

 

Suite à l'événement, des symptômes liés au stress peuvent apparaître immédiatement ou après une période plus ou moins longue, allant de quelques heures à plusieurs années. On retrouve les troubles du stress auxquels s’ajoutent d’autres symptômes spécifiques : peur irrationnelle débouchant fréquemment sur des phobies, images obsédantes liées à la situation vécue (flashs), cauchemars récurrents.

 

Dans un cas de traumatisme sur le lieu de travail, une déclaration d’accident doit absolument être effectuée même en l’absence d’un arrêt de travail.

Enfin, des entretiens médicaux et de soutien psychologique sont nécessaires à la prévention d’apparition de symptômes sévères (syndrome de stress post traumatique).


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